A la fin de La cerisaie, on entend les premiers coups qui mettront bas tant d’arbres splendides. Ces cerisiers représentent à la fois l’enfance et la pureté, l’incurie et la Russie, la nature et la haine que lui porte les hommes et, pour part, les tragédies à venir des XXe et XXIe siècles.

 

Hölderlin dit que l’homme et les dieux communiquent sous la « forme oublieuse de tout de l’infidélité ». Oublier les cerisiers, est peut-être alors une façon de rester fidèle à l’histoire, à ceux qui ont subi ses tragédies comme à ce qu’elle réserve encore d’espérance.

Manière de maintenir l’histoire ouverte dans un monde qui masque sa rigidité, son injustice et son échec sous le mot d’ordre de la nouveauté permanente. 

 

L’oubli au fond n’est qu’une forme particulière de pièté mais, aussi, la condition d’un possible recommencement. Oubli actif, terrible et ingénieux, humain, comme le raconte si exemplairement G. Perec dans W ou le souvenir d’enfance.

 

Enfin, s’il fallait donner à notre travail théâtral un objectif rêvé, ce serait d’être l’instrument d’une rencontre à chaque fois singulière et propre à chaque spectateur.

Briser les lieux communs, pour en trouver un de rencontre, et susciter la soif, la pensée - sachant que celle-ci peut être aussi… légère, rieuse.

 

 

 

 

 

Nicolas Struve, Stéphanie Schwartzbrod sont les animateurs de la compagnie. Ils sont venus au théâtre, l'un par l'Université Paris VIII - Saint Denis ainsi que par le Théâtre de rue et d'intervention, l'autre à travers l'école de Chaillot d'Antoine Vitez et le CNSAD. Ils ont beaucoup joué et continuent à le faire.

 

S’il fallait situer la Cie sur une carte, elle se trouverait dans une sorte de triangle dont le poétique, le politique et la fantaisie occuperaient les trois sommets. Trois genres historiquement antinomiques.

Faut-il y voir une conséquence du passage de son metteur en scène chez Valère Novarina dont la compagnie porte le nom de « L’union des contraires » ?

 

 

Ensorcelés par la mort

de Svetlana Alexievitch

mise en scène Nicolas Struve

2009-2011

De la montagne et de la fin

de Marina Tsvétaéva

mise en scène Nicolas Struve

2009-2011

Sacré sucré salé

de Stéphanie Schwartzbrod

mise en scène Stéphanie Schwartzbrod et Nicolas Struve

2012-2016

A nos enfants (train fantôme)

écriture collective

mise en scène Nicolas Struve

Création : 22 février 2017 au TGP (St Denis)


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